Cartouche Gauloise : la tristesse d'une séparation
Medhi Charef est né en Algérie en 1952. Puis à la suite de l'indépendance, il est rapatrié en France (1962). Dès 1983, Il écrit Le Thé au harem d'Archimède, qu'il adapte en film en 1985. Il s'agit ici de raconter la vie et l'expérience vécue dans les Banlieues de jeunes issues de l'immigration. A l'image d'Alexandre Arcady, Medhi Charef réalise et scénarise de très nombreux films pour représenter la mémoire ou les mémoires des Pieds Noirs dont la sienne. Dans Cartouches gauloises, sorti en 2007, Medhi Charef raconte son histoire. Celle de deux jeunes enfants assistant en Algérie aux derniers instants du conflit. L'auteur propose une autre vision du conflit à hauteur d'enfant où il peut représenter des amitiés brisées par la distance et la violence d'une décolonisation brutale et sans préparation.
L'auteur adopte une multitude de points de vue : pieds noirs, harkis, indépendantistes. Grâce à une suite de portraits. En écrivant une histoire à hauteur d'enfants, l'auteur refuse d'écrire une Histoire plus politique.
